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Mortalité infantile: Appel à la responsabilité de chacun

L’ambassadrice de bonne volonté de la Campagne pour l’Accélération et la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA), Philomène Fouty-Soungou, a interpellé le 20 janvier dernier à Brazzaville, l’ensemble de la population congolaise sur la responsabilité de chacun de préserver le droit à la santé et à la vie afin de jouer son rôle dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile. "Dans cette lutte, nous devons fédérer aussi bien les femmes que les hommes, et plus particulièrement l’ensemble de la société congolaise.
La victoire n’est possible que si elle émane de la volonté individuelle ou collective et si ensemble nous décidons de faire de ce combat une priorité nationale", a-t-elle signifié. Aussi a-t-elle insisté sur la responsabilité de chacun de dire non au risque lié à la maternité, à la mortalité prématurée occasionnée par la négligence, l’ignorance, à une discrimination quelconque dont les femmes seraient les victimes sur le plan sanitaire.
Mme Fouty-Soungou a apprécié les efforts engagés par le gouvernement à travers la réhabilitation des formations sanitaires, le recrutement du personnel de santé, les mesures de gratuité du paludisme, des antirétroviraux, de la césarienne et des autres interventions obstétricales majeures.
S’adressant aux femmes
congolaises, elle a précisé qu’elles sont non seulement les principales
bénéficiaires de la CARMMA, mais également les principales actrices de la
réduction de la mortalité maternelle au Congo. Dans l’exercice de ses fonctions
d’ambassadrice de cette campagne, elle a eu la charge de descendre sur le
terrain à Brazzaville, Ewo, Owando, Djambala, où elle a fait le même constat, à
savoir déficits des ressources humaines, d’équipements, de médicaments,
notamment pour l’hépatologie de la mère et de l’enfant.
"Aucune femme ne
doit risquer sa vie, ni mourir pour avoir choisi de donner la vie", a
martelé l’ambassadrice de la CARMMA. "Il est de notre devoir d’agir, de
renforcer les capacités de notre système de santé, afin de garantir les
capacités les soins de santé à l’ensemble de la population", a-t-elle
insisté.

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