

Le
ministère burundais de la Santé publique et de la Lutte contre le sida a
procédé jeudi au lancement officiel de l'Observatoire national des ressources
humaines pour la santé du Burundi (ONRHSB)
Le Burundi est ainsi devenu le troisième pays en Afrique
centrale à se doter d'une telle plateforme après le Cameroun et la République
centrafricaine.
L'ONRHSB est un organe technique de
production, de partage et de promotion de l'utilisation de l'information et des
connaissances sur les ressources humaines en santé pour orienter la prise de
décisions et la planification.
S'appuyant sur des structures et des acteurs
existants, l'observatoire constitue une plateforme de concertation, d' échanges
et de dialogue entre les parties prenantes sur les questions majeures en
ressources humaines pour la santé sur la base des preuves factuelles.
"Avec cette plateforme, on va contribuer
à rassembler et synthétiser les données disponibles du pays. Cela inclut la
validation des données disponibles, l'identification des futurs besoins non
satisfaits. L'ONRHSB devra suivre et évaluer la dynamique de la population
active et le milieu du travail dans le secteur de la santé et identifier les
changements et les tendances qui sont pertinents à la politique sanitaire et à
la planification ", a déclaré dans son discours de lancement le secrétaire
permanent audit ministère, le Dr Norbert Birintanya.
Il a ajouté qu'avec cette nouvelle
plateforme, on contribuera à améliorer les connaissances sur les ressources
humaines en santé en menant des recherches et en élaborant des notes de
politique et d'analyse des évaluations des interventions afin de mieux en
informer le politique.
En Afrique, 14 pays se dotent d'un tel organe
depuis que l'OMS a lancé en 2007 l'Observatoire Africain des Ressources
Humaines pour la Santé, organe qui constitue un réseau de collaboration composé
de tels observatoires nationaux et constitué d'un secrétaire régional dans
lequel se retrouvent différents partenaires de la région, selon le représentant
de l'OMS au Burundi, le Dr Tarande Constant Manzila.