

LIBREVILLE
– Les autorités sanitaires du Gabon, ont décidé au cours d’un atelier
tenu vendredi 13 janvier, d’éradiquer la mouche Tsé-Tsé, principal vecteur de
la Trypanosomiase (maladie du sommeil), dans plusieurs régions du pays.
Au sortir d’un atelier sur
l’élaboration d’un plan national d’éradication de la mouche Tsé-Tsé, récemment
organisé à Libreville par le Ministère gabonais de la Santé, en collaboration
avec le l’Institut d’Hygiène publique et d’assainissement, les autorités
sanitaires gabonaises, viennent de réaffirmer leur ambition de tout mettre en
œuvre dans le but d’éradiquer la maladie du sommeil qui touche encore quelques
régions du Gabon.
"Cette maladie constitue
un grave problème de santé publique, d’où la volonté du gouvernement de la
République de tout mettre en œuvre pour éradiquer les mouches Tsé-Tsé et
partant, la trypanosomiase au Gabon" : Flavien Nziengui Nzoundou,
Ministre de la santé.
Il est à relever que la
trypanosomiase est l’unique maladie à transmission vectorielle, dont la
distribution géographique est limitée au continent africain. D’ou
l’urgence pour les pays touchés par cette endémie, d’unir leurs efforts, afin
de venir à bout de cette pathologie grave qui, malheureusement fait encore de
nombreuses victimes en Afrique sub-saharienne.
Aussi, le coordinateur de la
campagne panafricaine pour l’éradication de la mouche Tsé-Tsé et la
trypanosomiase (PATTEC), Hassane Mahamat Hassane qui avait pris une part active
aux assises de Libreville ; est revenu sur la situation de la
trypanosomiase humaine en Afrique (THA).
Selon lui, cette situation se
caractérise par 55 millions de personnes exposées ; près de 400. 000
personnes infectées ; 30.000 personnes diagnostiquées, traitées et 100
décès par jour, liés bien évidemment à cette maladie dont plusieurs populations
ignorent les symptômes annonciateurs.
Ainsi, toutes les parties
concernées par cette lutte, entendent œuvrer ensemble pour bouter la mouche
Tsé-Tsé et la trypanosomiase, hors du Gabon et partant de l’Afrique.
Un objectif qui ne peut être
atteint que si les 38 pays de l’Afrique sub-saharienne, victimes de ces fléaux,
mobilisent ensemble leurs ressources humaines, financières et échangent leurs
expériences et connaissances.